Location de Chalet en Corse du Sud

Michelle 2A
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Carte d'identité

Divisions administratives : une région (la Corse) avec Ajaccio pour chef-lieu, et deux départements, la Corse-du-Sud (préfecture Ajaccio) et la Haute-Corse (Bastia). La création de la région Corse c'est fait en 1970.

Superficie : C'est La quatrième île de la Méditerranée avec une superficie de 8 681 Km².

Point culminant : le monte Cinto (2 710 m), et des dizaines de sommets à plus de 2 000 m.

Population : environs 260 000 habitants.

Diaspora : on estime à 2 millions le nombre de Corses vivant hors de l'île (estimation comprenant les Corses nés en Corse, et leurs enfants quand ils ont gardé un lien avec l'île, ce qui est très fréquent).

Population active : 37 % de l'ensemble de la population.

Tourisme : première activité économique de l'île. On compte 6 touristes par habitant en été. Depuis quelques saisons, le record d'affluence touristique est battu chaque année.

Littoral : environ 1 000 Km de côtes, dont 122 Km sont protégés par le Conservatoire du littoral.

Forêts : elles couvrent près du quart de la Corse, le maquis occupant 40 % des terres.


Rivières : 90 % des rivières sont vierges de toute pollution.

Plaine orientale : 10 % seulement du territoire. Mais elle produit 80 % de la richesse agricole de la Corse (soit 8 % du total des richesses).

Produits exportés : à 80 % ce sont des produits provenant de la viticulture, des agrumes (citrons, oranges, clémentines, mandarines) et des fruits (pêches, abricots, poires, cerises).


Climat :

Le climat de l'île : de juin à mi-septembre, grand beau temps assuré. Mais il existe des nuances. Il fait généralement plus chaud dans le cap Corse qu'à Bonifacio. Bien sûr, l'air est toujours plus frais en montagne (au-dessus de 500 m) qu'en bord de mer. Prévoyez toujours une petite laine dans l'intérieur du pays. Attention aussi aux orages, brefs mais violents, qui éclatent dans l'intérieur souvent à la fin de l'été (septembre octobre), entraînant des innondations parfois ravageuses comme celles de 1993. Malgré tout, les pluies sont vraiment rares : pas plus de 50 jours par an !
Certains jours, le vent souffle très fort : le libeccio, venant du sud-ouest, sec et chaud, le mistral et le sirocco un vent sec et brûlant venu d'Afrique du Nord.
Et puis il y a de la neige : en altitude, elle peut persister jusqu'à mi-juin, voire début juillet...
Les meilleures périodes pour aller en Corse et éviter canicule et flots de touristes sont avril, mai (attention toutefois : curieusement, ce mois de mai est parfois pluvieux en Corse), juin, septembre et octobre (de plus, les prix seront moins élevés). Et au printemps, le maquis est en fleurs !
Enfin, détail important : la température de l'eau (sur les côtes) est en moyenne de 15 o C en hiver et de 25 o C en été.

Écologie :

En 1993, la Corse arrivait en tête des régions françaises les mieux préservées écologiquement. Rien d'étonnant à cela : l'absence quasi-totale d'industries lui a permis de conserver une atmosphère et des eaux saines. C'est aussi, paradoxalement, la région qui investit financièrement le plus dans la protection de l'environnement : la faune est protégée, de nombreuses essences sont préservées, des dizaines de sites sont classés, sans parler des réserves naturelles.
Enfin, pas tant que ça ; reste un problème, et de poids : les décharges sauvages, que vous ne manquerez pas d'apercevoir un peu partout dans l'île.
 
Faune et flore :

La faune


La Corse conserve une faune intéressante, mais finalement pas si riche.
– En montagne, l'aigle royal règne dans les cieux aux côtés du gypaète barbu, de l'épervier, du faucon du balbuzard pêcheur ou de la sittelle corse, espèce endémique à la Corse.
– Parmi les mammifères, le mouflon fait figure d'emblème de la Corse intérieure. Mais le sanglier est bien plus présent. Les cerfs, vaches et moutons sont plus petits et résistants que ceux du continent. Par contre les “ cochons sauvages ”, des porcs élevés en semi-liberté, sont de sacrés bestiaux.
– Tortue d'Hermann et couleuvre sont les reptiles corses. Rien de bien méchant donc.
– La faune aquatique est celle habituelle de la Méditerranée (rascasse, loup, rouget, sardine...), mais les plongeurs ont la chance de pouvoir observer des espèces assez rares : mérous, dentis, murènes et liches. Notons aussi les anguilles de l'étang de Biguglia, les moules de l'étang de Diana et les huîtres d'Urbino. La langouste passe rapidement de la mer à l'assiette.

La flore

Contrairement aux autres îles de la Méditerranée, beaucoup plus arides et pelées, la Corse est une île verdoyante, la plus verte même du monde méditerranéen. On est frappé en Corse par la richesse et la variété de la flore : 2 835 espèces différentes ont été recensées. Et, conséquence de l'insularité, on compte 121 espèces ou sous-espèces de plantes sauvages que l'on ne trouve qu'en Corse !
Pour comprendre la flore corse, il faut raisonner par étages.
– L'étage méditerranéen (de 0 à 600 m) : le royaume du maquis: arbousier, lentisque, ciste, bruyère, asphodèle, myrte, mais également chêne vert. En bord de mer on trouve l'agave, doté d'une tige élancée pouvant atteindre 10 m de haut, et le figuier de Barbarie, très répandu en Afrique du Nord. Enfin, il y a beaucoup d'eucalyptus.
– L'étage méditerranéen supérieur (de 600 à 900 m) : le châtaignier y règne en maître. La châtaigneraie corse couvre environ 40 000 ha.
– L'étage montagnard (jusqu'à 1 800 m) : le domaine des pins laricio. On les remarque immédiatement à leurs hauts troncs droits, pouvant dépasser 40 m. Des géants !
– L'étage subalpin (de 1 800 à 2 100 m) : quelques plantes intéressantes comme l'aulne odorant, appelé aussi bassu en Corse.

Maquis :

Le maquis appartient à l’imaginaire collectif de la Corse. Cette végétation typiquement méditerranéenne, bourrée de plantes et d'arbustes, forme un grand manteau, un formidable tapis, plein d'odeurs enivrantes, qui permettait à Napoléon de reconnaître son île les yeux fermés, “ grâce à son odeur ” justement.
Le maquis ne pousse qu'entre 0 et 600 m, dans ce que les spécialistes appellent l'étage méditerranéen. Résultat : il prend toute la Corse en écharpe, le long de la mer. Là poussent des plantes aux noms magiques comme le myrte dont les fleurs blanches dégagent un parfum sucré et captivant, le ciste de Montpellier et celui de Crète, la bruyère arborescente. Puis on trouve un autre maquis plus touffu, plus dense, monde impénétrable formé par des arbustes et des épineux pouvant atteindre 5, 6, parfois 7 m de haut. C'est le royaume des arbousiers qui produisent leurs fruits rouges (les arbouses) en automne. Les vaches et les cochons sauvages s'en régalent. On en fait aussi des liqueurs (pas pour les cochons). L'autre arbuste couramment répandu dans le maquis dit “ élevé ”, c'est le chêne vert. Vert toute l'année, quand il ne brûle pas, le maquis corse se couvre de fleurs au printemps : le moment idéal pour s'y balader. Et il donne ses fruits en hiver.
Prévoyez au moins une journée de balade dans le maquis pendant votre voyage, emportez une gourde d'eau et surtout partez tôt le matin car en plein mois d'août dans l'après-midi, on y crève de chaud !